Justine MAILLARD, une artiste photographe en quête de l’identité féminine

Inspirée par la poésie et le théâtre, la base de sa thématique est toujours la même : la quête d’identité personnelle et l’imagerie féminine.

Justine MAILLARD, originaire de Charleville-Mézières dans les Ardennes, se définit comme une autodidacte dans la photographie. Elle a attrapé le virus par l’intermédiaire de son père, photographe amateur. «  Petite, j’ai toujours baigné dans les pellicules, les diapositives et j’étais fascinée par le mystère de la photographie  ».

Diplômée d’un BTS en communication visuelle multimédias, Justine décide de se consacrer à la photographie. Elle suit des cours du soir de laboratoire photographique pour parfaire sa maîtrise de la technique et apprend aussi sur le tas.

Inscrite à la Maison des Artistes, la voici que se lance dans un projet artistique ambitieux «  Paris, ma jolie  ». Un travail autour de l’image de la femme, de son évolution à travers les siècles jusqu’à l’arrivée du Burlesque. Une mise en scène de la femme dans un esthétisme surchargé. Un projet qui lui a pris plusieurs années. Mais qui lui a donné la possibilité de formidables rencontres puisque notre photographe a pu travailler avec des professionnels du monde du spectacle et les filles du Crazy Horse.

« Paris, ma jolie » s’est soldé par une exposition photos dans un lieu mythique : Le Moulin Rouge. De belles années formatrices pour Justine.

Son deuxième projet « Métamorphoses » lui a pris 3 ans. Une introspection personnelle, une manière d’appréhender le corps féminin et sa sensualité comme une toile d’animation sur laquelle sont projetées des photographies d’animaux à l’aide d’un rétroprojecteur. Jouant sur la luminosité et les contrastes, les clichés incarnent une femme qui rêve, mais aussi la femme rêvée.

Entre 2011 et 2013, Justine Maillard s’implique comme directrice artistique et chef de communication au sein de l’Association « Les Boudeuses », qu’elle fonde à Montpellier. Elle réalise et porte l’organisation du Festival Burlesque de Montpellier.
Installée maintenant en tant qu’auto-entrepreneure, Justine a eu envie de revenir à des projets plus simples. « Je voulais me retrouver ». Sa dernière exposition « Essences  » qui s’est tenue récemment à Charleville-Mézières, représente le cycle de la vie, une épure autour de la nature. « Un projet qui a mis neuf mois à aboutir. Le temps qu’il faut pour concevoir un bébé ».

Sa plus grande satisfaction  : « C’est un métier très stimulant. On apprend beaucoup sur soi-même. C’est aussi le partage, à travers les nombreux échanges  ».

Comme le conclut Justine, «  il faut croire en ses rêves et persévérer  ».

Retrouvez Justine Maillard sur son site internet