Valérie Vogt : aussi bien Racine que Plus Belle La Vie

Jouer indifféremment au théâtre, au cinéma, à la télévision. Etre toutes les femmes. La comédienne rémoise Valérie Vogt est sur tous les fronts et aime surprendre.

Chaleureuse, vive, généreuse. Valérie est intarissable sur son métier. Rémoise, sa famille est à la tête d’une véritable institution de la Ville des Sacres : le fameux Café du Palais. « Depuis toujours, je baigne dans l’univers de l’art, des mots, de la poésie  » précise-t-elle.

Au départ, elle voulait devenir avocate ou psychiatre. «  Un métier dans l’humain  ». Une rencontre avec Philippe Adrien, metteur en scène venu au lycée parler de la pièce « Ubu », en a décidé autrement. Après le bac, direction Paris et les cours de théâtre de Jean Périmony. Avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. « Une grande fierté. Car sur 1 200 postulants, 20 uniquement ont été admis ».

Après sa sortie du Conservatoire, Valérie enchaîne les rôles dans le théâtre subventionné (notamment Hermione dans Andromaque de Racine et Médée d’Euripide). Elle a aussi beaucoup travaillé avec Jérôme Savary. Puis elle s’est tournée vers le théâtre privé et la télévision (entre autres dans la série Plus Belle La Vie). Sans oublier le cinéma, avec des films d’auteurs.

Car Valérie est une « gourmande » qui aime jouer tous les types de rôles et découvrir de nouveaux horizons. « J’aime faire rire, pleurer, donner des émotions, du bonheur, porter des personnages, changer d’époque au gré des rôles, passer d’un univers à l’autre ». Pour elle, le projet, le metteur en scène, et le texte sont déterminants. Elle se sent bien dans la comédie comme dans le drame et veut continuer à passer de l’un à l’autre.

« Or, en France, on enferme facilement les gens dans des tiroirs. Pour travailler à la télé, on me demandait de cacher que j’avais fait le Conservatoire car trop intello. Et maintenant, on me conseille de cacher mon rôle dans Plus Belle La Vie car trop populaire ». Tout simplement impensable pour Valérie l’éclectique, qui aime aller du théâtre à la télévision, en passant par le cinéma. Et toujours surprendre son public.

Etre femme et maman ne lui a pas posé de problèmes particuliers pour exercer son métier de comédienne. « La femme a toujours une double tâche à assumer, quelle que soit son activité professionnelle  ». Mais Valérie reconnaît que les comédiennes sont moins payées que leurs collègues masculins. « Sans oublier que les femmes de 50 à 70 ans sont peu représentées, notamment au cinéma. Les rôles se font plus rares dans cette tranche d’âge. C’est un peu comme un trou noir  ».

De beaux souvenirs jalonnent sa carrière. Dont une représentation au Liban. « C’était juste après la guerre, pour une pièce de Molière. Après la représentation, les gens sont venus remercier la troupe pour le moment de bonheur qu’ils venaient de vivre. C’était touchant  ».

En parallèle de son métier de comédienne, Valérie fait partie de la commission dramatique de l’ADAMI qui étudie une quarantaine de dossiers par mois pour attribution de subvention pour le théâtre, le cirque, les courts métrages, les festivals. «  Un travail entièrement bénévole. Une véritable cartographie de ce qui se fait en la matière  ».

Un engagement tient tout particulièrement à cœur de cette femme généreuse et impliquée. Elle est marraine depuis 4 ans de l’Association ELA qui aide et soutient les familles concernées par la leucodystrophie. Une maladie génétique orpheline particulièrement invalidante et destructrice. « J’essaie de faire connaître aux médias et au grand public le travail accompli par ELA. Face aux familles avec lesquelles j’ai tissé de vrais liens, mon rôle consiste à les distraire, leur apporter de la tendresse et de l’écoute  ».

Dès la rentrée 2015, Valérie retrouvera les planches pour la pièce d’Eric Assous « Représailles » avec Michel Sardou et Marie-Anne Chazel, au Théâtre de la Michodière à Paris. Elle participera également au long-métrage de Jérôme Commandeur « Ré, week-end de pont » et au moyen-métrage de Arnaud Sadowski « Dehors, tu vas avoir si froid ».

De nouvelles aventures théâtrale et cinématographique pour notre comédienne rémoise, véritablement passionnée par son métier et qui aime avant tout partager sa passion, raconter des histoires et donner du bonheur et du plaisir aux autres.

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